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La carte professionnelle du BTP se fait attendre...

27/03/2017

Catégorie :General 

 

Le déploiement de la carte d'identification du BTP, une nouvelle Arlésienne ? Après l'annonce de plusieurs retards, ce serait aujourd'hui "le système de mise en oeuvre d'impression des cartes personnelles et sécurisée du BTP [qui] ne serait pas opérationnel à l'Imprimerie nationale de Flers-en-Escrebiueux (Nord), nous confirme une source proche du dossier. Il semblerait que des problèmes techniques existent notamment sur la phase d'impression." Avant d'affirmer que "les premières cartes d'identification professionnelles ne seront pas distribuées à partir du mois de mars 2017 comme prévues initialement." Une information sur laquelle nous avons déjà été alertés par une autre source proche du dossier. Dès cette dernière, nous avons interpellé le ministère du Travail qui nous oppose depuis son silence.

 

Une carte du BTP attendue depuis mi-2015

 

Rappelons que la première carte personnelle et sécurisée du BTP, devenue obligatoire, a été dévoilée le 4 janvier 2017 à l'Imprimerie nationale de Douai, en présence du Premier ministre, Bernard Cazeneuve et la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Ces derniers avaient remis officiellement la première carte BTP à un salarié, en l'occurrence, Michel Turbiaux, compagnon de l'entreprise de maçonnerie Moullec, basée à Lamballe (Côtes d'Armor), choisie pour tester le dispositif. Seul bémol ce jour-là : "Nous n'avions pas accès aux salles blanches et hypersécurisées du site de Flers-en-Escrebiueux (Nord)", nous confie une de nos sources. C'est l'endroit, où sont fabriquées ces cartes en polycarbonate infalsifiables, dotées de puces électroniques, des QR codes et d'informations gravées au laser.

 

L'enjeu est de taille : l'Imprimerie nationale est chargée d'éditer les 2,5 millions de cartes BTP et de concevoir la plate-forme informatique recueillant les données sur les salariés et les entreprises.


Un arrêté toujours pas publié

 

"A la fin d'un test, en février-mars, le déploiement sera progressif durant six mois", nous indiquait en janvier 2017, le ministère du Travail. Selon l'imprimerie nationale qui a réagi aujourd'hui (voir encadré), cette phase de test a fait apparaître une nécessité "d'améliorations", et l'arrêté se fait toujours attendre...

 

L'inquiétude de nombreux professionnels grandit donc, eux qui ne voient toujours rien venir de ce dispositif, pourtant essentiel à leurs yeux, dans la lutte contre le travail illégal.

 

Pour rappel, l'Etat a confié la gestion de cette carte à l'Union des caisses de France (UCF). Le coût de la carte a été fixé à 10,80 euros, que devront verser les entreprises à l'UCF pour couvrir les frais de gestion. Dès le déploiement en région, les entreprises auront deux mois pour se mettre en conformité. A noter qu'une amende de 2.000 euros sera infligée en cas de défaut.

 

Source : www.batiactu.com